Last Christmas de Paul Feig (2019)

Réalisé par Paul Feig (Mes meilleures amies, Spy, SOS Fantômes…), Last Christmas est le film de Noël de l’année 2019. Et comme le titre l’indique, c’est la chanson de George Michael qui a inspiré ce projet.

Kate est joyeuse, insouciante et, il faut bien l’avouer, assez gaffeuse. La jeune femme vit au jour le jour et n’en fait qu’à sa tête. Cette Londonienne d’adoption change de domicile quotidiennement, dormant tantôt chez des amis, tantôt chez des hommes rencontrés dans les pubs. Mais Kate est aussi une rêveuse qui aspire à brûler les planches. Un jour, alors que Noël approche, elle rencontre un mystérieux garçon prénommé Tom. Ce dernier va changer le cours de son existence…

Last Christmas est LE film de Noël 2019. On y retrouve tous les éléments qui rappellent les fêtes de fin d’année. En l’occurrence, Kate travaille dans une boutique de décorations de Noël, déguisée en lutin. Et sa patronne se prénomme Noëlle. Le spectateur découvre également la ville de Londres illuminée par les guirlandes. Cependant, Last Christmas n’est pas seulement une histoire naïve de Noël. Ce long métrage se révèle aussi dramatique. En réalité, l’insouciance de Kate est intimement liée à une rude épreuve traversée lors du précédent Noël.

D’ailleurs, beaucoup des thèmes qui sont abordés dans ce film ont un aspect tragique. A travers ce projet, le cinéaste américain – accompagné de la Britannique Emma Thompson au scénario et à la production -, évoque donc la maladie et les transformations qu’elle engendre chez les individus. Mais il parle, en outre, de la difficulté d’être étranger dans un pays en difficulté et de la complexité à assumer son homosexualité dans une famille a priori traditionaliste.

Emmené par un joli casting (Emilia Clarke, Michelle Yeoh…) et diffusé sur une bande originale signée George Michael, Last Christmas est à la fois festif, romantique, dramatique et un brin surnaturel. Avec ce projet, Paul Feig nous prouve qu’il est capable de se détacher de son humour gras habituel pour créer un long métrage plus consensuel. Néanmoins, que les fans se rassurent ! Paul Feig a tout de même marqué ce projet de son empreinte avec quelques touches comiques, notamment en créant un drôle de binôme de policières…

Par Nessa Kobé,
(décembre 2019)

Pub Nana : quand un vagin déchaîne les passions en 2019

Actuellement, il est un sujet qui fait grand bruit sur le web et dans la société française. Il s’agit de la dernière publicité Nana, intitulée Vive la Vulve. Les détracteurs sont nombreux. Ceux-ci se disent choqués par l’affichage d’une vulve et du sang à la télévision. En réalité, ce qui est malheureux, ne sont-ce pas les réactions affligées, parfois virulentes, de certains individus face à des phénomènes naturels ?..

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Choqués par une chose universelle ?

Certaines personnes semblent en effet choquées de voir un vagin… Mais c’est pourtant de cet endroit que provient l’ensemble de la population mondiale.

Ce n’est pas pour rien si le peintre Gustave Courbet a surnommé cette partie du corps féminin « L’Origine du Monde » lorsqu’il l’a représentée en peinture à la fin du XIXème siècle.

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En outre, doit-on rappeler que plus de la moitié des humains possède un vagin ? Quant à l’autre partie de l’espèce humaine – les hommes -, la plupart a déjà aperçu au moins un sexe féminin au cours de sa vie.

Alors, quoi de plus naturel et de plus universel qu’une vulve ? D’ailleurs, en réponse au millier de demandes de retrait de la pub Nana, le CSA lui-même a jugé que ce spot n’était guère choquant et que, de surcroît, il ne dégradait pas l’image de la femme.

Nana : quand des publicitaires illustrent des vulves pour vendre des serviettes hygiéniques

Lorsque l’on veut nous vendre des déodorants, on nous montre des aisselles. Quand des publicitaires promeuvent des yaourts bénéfiques pour le transit, ils filment des ventres. Dans les publicités pour couches bébés, on voit parfois des fesses de nourrissons.

Dans ce contexte, il semble parfaitement cohérent de représenter des vulves pour vendre des serviettes hygiéniques et des soins intimes. D’autant que ces vulves sont illustrées de façon plutôt ludiques, tantôt sous forme de fruits, tantôt sous forme de muffins en pâte à modeler.

De même, il paraît normal de montrer un sang rouge pour évoquer les règles des femmes, et non plus un épais liquide bleu. Liquide qui, disons-le franchement, ne ressemble en rien à la vérité.

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Mesdames, aimez-vous telles que vous êtes

Autre élément choquant par rapport à cette pub Nana : le langage employé par ses détracteurs. Ces derniers étant, pour la grande majorité, des femmes !

La gent féminine n’hésite pas à qualifier ce spot et ce qu’il montre de « dégradant », « vulgaire », « dégueulasse », « ignoble ».

Est-ce de cette manière que nous devons caractériser le sexe féminin, une chose abjecte et dégoûtante ?! Est-ce que ces personnes, qui sont aussi virulentes à l’encontre de la pub Nana, crient de dégoût quand, chaque mois, elle s’aperçoivent qu’elles saignent et doivent changer leur serviette souillée ? Et comment, en tant que femme, peut-on revendiquer une place forte dans la société quand on a si peu d’estime pour soi-même ?

Mesdames. Oui, vous avez une vulve. Et oui, le vagin fait partie de ce qui vous définit, biologiquement parlant. Alors aimez-vous et aimez votre corps. Justement, la pub Nana veut que vous soyez fières de cet organe, que vous le célébriez. Un organe qui, soit dit en passant, vous rend aptes à porter la vie et à donner naissance à des êtres sans défense.

Fort heureusement pour notre plaisir et pour la survie de l’espèce humaine, la plupart des personnes – hommes et femmes – ne perçoivent pas le sexe féminin comme une chose horrible et écœurante…

Cet automne, bottez vos pieds !

En mode, il y a des indémodables qui, au fil des ans, deviennent indispensables. La bottine en fait partie. Confortable et trendy, cette pièce phare est notre meilleure alliée pour un automne 2019 bien chaussées !

Et on commence par une enseigne proposant des articles à prix tout à fait accessible : André. Outre les low boots classiques, le chausseur français a dessiné des chaussures façon santiags. Confort et style garantis avec ces bottines qui se portent avec tout, pantalon comme jupe.

Plus onéreuses mais toujours de conception française, les bottines de M. Moustache sont, elles aussi, très confortables avec leur talon bas. Des bottines qui s’habillent aux couleurs de saison, dans des tons rouge et marron qui rappellent les feuilles mortes de l’automne. Ces chaussures compléteront merveilleusement une tenue de ville, comme un jean slim par exemple, ou une jupe plissée.

Chez Bobbies, les designers nous ont également préparé des chaussures aux teintes automnales. En effet, marron, vert et bordeaux sont les couleurs dont se parent les bottines Bobbies. Des chaussures dont le talon n’est pas trop haut, pour être bien habillée en journée et danser sans avoir mal aux pieds toute la soirée.

Enfin, terminons ce papier en beauté avec la marque haut de gamme Repetto. Leurs produits représentent un véritable investissement certes, mais la facture des articles est sans pareille. Les chaussures Repetto sont confortables à porter, solides et fabriquées en France pour la plupart. Si certaines bottines restent classiques et indémodables, d’autres sont plus originales pour nous permettre de briller en société.

Par Nessa Kobé,
(septembre 2019)

Mode : nouvelles collections d’automne

Les soldes d’été 2019 se poursuivent avec une fin d’opération prévue le 6 août prochain. Toutefois, les marques de prêt-à-porter sont dans les starting-blocks et nous dévoilent d’ores et déjà leurs nouvelles collections. Des collections au couleurs…automnales !

Au Comptoir des Cotonniers, toutes les pièces se déclinent dans les teintes des feuilles mortes. Du brun, du bordeaux, de l’orangé… Les shopping addicts auront l’embarras du choix en termes de couleurs chaudes. D’ailleurs, elles aimeront peut-être ces robes, idéales pour la mi-saison.

Dans les rayons de l’enseigne Des Petits Hauts, les pièces qui nous rappellent la nature sont nombreuses. Des vêtements qui, en plus, restent dans la tendance vintage.

Pour être automnale et rock à la fois, on adore cette tenue proposée par Ba&sh, qui associe une robe courte et légère à des bottines rouges très féminines.

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Enfin, les lignes de sous-vêtements et homewear se mettent elles aussi aux couleurs de l’automne. Par exemple, Princesse Tam Tam sort actuellement une nouvelle collection complète dans différents tons de bruns. Des soutiens-gorges, des culottes, des bodys, des pyjamas et des nuisettes couleur curry ou cognac.

Par Nessa Kobé,
(juillet 2019)

Chansons pour enfants : Mosai et Vincent

Si vous êtes, comme nous le sommes à la maison, fans d’Aldebert et jeunes parents, vous ne pouvez pas passer à côté de ce duo breton. Mosai et Vincent sont actuellement en tournée en France. Alors, guettez-les et peut-être aurez-vous la chance de les voir en concert !

Mosai et Vincent, ce sont deux garçons qui nous viennent tout droit de Bretagne. Ils aiment le rock et la pop, ils sont musiciens mais ils sont également un peu comédiens, metteurs en scène, et ils maîtrisent quelques pas de danse (surtout les chorés des années 80 !). Leur art, ils le dédient aux enfants qui ont entre 0 et 3 ans. Dans la même veine que d’autres artistes français comme Aldebert, Mosai et Vincent écrivent des textes pour les tout-petits qu’ils posent sur des mélodies écoutables par tout le monde.

Et c’est bien ce que l’on aime, nous, les parents, avec ce genre de chanteurs. Ce sont de véritables musiciens qui jouent de la vraie musique, susceptible de plaire aux petits ainsi qu’à leurs parents. D’ailleurs, ils ont été récompensés par l’Adami qui leur a décernés le Prix musique jeune public en 2017. Les textes de Mosai et de Vincent sont simples pour rester accessibles même aux plus jeunes de leurs spectateurs. Parfois même, les paroles reprennent les phrasés et les formulations étranges de nos chers bambins. Ces créations s’inscrivent dans un spectacle complet. En l’occurrence, dans Je Me Réveille, le décor est fait de lumières douces et colorées qui viennent illuminer l’îlot sur lequel les musiciens se trouvent. Un îlot marron couleur terre, tandis que les spectateurs sont assis – ou allongés, ou debout, en fonction des âges – sur des tapis bleus comme la mer. Pendant leurs chansons, les corps des musiciens se mettent en mouvement pour tantôt danser, tantôt se contorsionner à la manière des bébés qui se découvrent. Les adultes se laissent facilement séduire par les mélodies originales jouées à la guitare, au clavier électronique et aux percussions. Les plus grands des petits n’hésitent pas à danser et à suivre les rythmes en tapant dans leurs mains. Quant aux plus petits encore (ceux qui ne tiennent pas debout), ils semblent comme envoûtés par les chansons. Durant la demi-heure que dure le spectacle Je Me Réveille, personne ne crie ni ne pleure ni ne s’agite. La magie de la musique opère. A la fin, tout le monde en redemande et sort ravi.

Par Nessa Kobé,
(juin 2019)

Les Héritiers de Marie-Castille Mention-Schaar (2014)

Juste après que l’on a appris les tristes résultats des élections européennes avec un parti d’extrême droite de nouveau en tête, une chaîne de télévision a diffusé ce joli film de Marie-Castille Mention-Schaar. Les Héritiers parle de la scolarité des ados issus de milieux populaires, mais aussi d’Histoire française, de multiculturalisme, de religion et de laïcité.

Anne Gueguen enseigne dans un lycée de la banlieue parisienne. Régulièrement confrontée à des élèves difficiles, la prof prend un jour la décision d’impliquer l’une de ses classes dans un projet de groupe et de faire participer les jeunes à un grand concours national sur la Deuxième Guerre mondiale. Femme optimiste, madame Gueguen pousse ses élèves jusqu’au bout, surmontant tous les obstacles. Si l’aventure aurait pu s’avérer banale pour certains enfants, dans ce cas précis, elle va changer la vie des adolescents qui vont découvrir une part de leur Histoire.

Ce qui est mis en avant dans ce long-métrage, ce sont les difficultés à enseigner dans certains établissements. Des difficultés que ne peuvent surmonter que des professeurs passionnés, qui font leur métier par vocation et qui gardent espoir en leurs élèves, quels qu’ils soient. C’est le cas d’Anne Gueguen. En l’occurrence, lorsqu’elle inscrit ses étudiants à ce fameux concours, rares sont ceux qui la soutiennent dans son entreprise (et surtout pas son supérieur hiérarchique). Même les premiers concernés – les élèves – n’y croient pas. Malgré tout, elle prouve à tous qu’en ayant de l’estime pour des jeunes et en leur redonnant confiance, ceux-ci sont capables de travailler avec sérieux et de s’écouter. L’enseignante parvient en effet à métamorphoser des cancres qui ne respectent rien ni personne en élèves appliqués et investis dans leur tâche. En ce sens, ce film est une véritable leçon de vie. Il démontre qu’avec un peu d’implication – et avec beaucoup d’entêtement, il faut bien l’avouer -, il est possible de motiver des adolescents désœuvrés.

Tout au long de son projet, la cinéaste présente, en filigrane, quasiment toutes les problématiques auxquelles la France est confrontée en termes de laïcité et de religion musulmane. Une élève ne peut pas récupérer son attestation du bac parce qu’elle entre voilée dans le lycée, une autre se met à revêtir des accessoires pseudo-religieux pour éviter les ennuis dans sa cité, Olivier devient soudainement Brahim plus pratiquant que les ados issus de familles musulmanes, une dame s’éloigne d’une autre dans le bus sous le seul prétexte que cette dernière porte un tchador. Parce que la banlieue, c’est aussi cela. Des communautés qui cohabitent. Parfois, elles déteignent les unes sur les autres, parfois, elles préfèrent s’ignorer par peur, par méconnaissance, parfois, elles défient tous les préjugés pour s’allier et pour laisser naître une histoire d’amour. Quoiqu’il en soit, en mettant en scène toutes ces questions, Marie-Castille Mention-Schaar parle de la tolérance, de la liberté, de l’acceptation de l’autre et d’une réalité à laquelle nous sommes aujourd’hui confrontés au quotidien. C’est certainement pour cette raison que ce film est particulièrement touchant.

Par de nombreux aspects, Les Héritiers fait écho au film qui suivra. Évidemment, parce que l’on y découvre Naomi Amarger et Noémie Merlant, les deux grandes figures du Ciel attendra. Mais également parce que la place de l’islam dans la République est abordée dans les deux projets cinématographiques.

Par Nessa Kobé,
(mai 2019)

Indémodable carré de soie

Qui a dit que le carré de soie était passé de mode ? Le succès de cet accessoire raffiné et mythique reste au rendez-vous malgré les années qui défilent. Si Hermès garde le monopole sur le marché du foulard haut de gamme, d’autres enseignes de haute couture ont suivi la tendance.

Où acheter son foulard en soie ?

Le prêt-à-porter n’est pas en reste. Des marques comme Claudie Pierlot ou Des Petits Hauts, entre autres, proposent des modèles dans la tradition, aux motifs fleuris. Des écharpes en soie, on en trouve dans les grands magasins comme dans les rayons des Galeries Lafayette où les modèles et les griffes sont variés.
Il existe également des créateurs spécialisés dans cette branche. C’est le cas de Marguerite d’Amat. Dans sa boutique Fanfaron, elle propose de nombreux carrés de fabrication française, faits avec une soie de qualité douce au toucher et légère à porter. Les couleurs modernes et les dessins sobres mais néanmoins évocateurs rendent hommage aux monuments parisiens, aux sites emblématiques de Bordeaux ou encore aux grandes cités basques. On aime le carré by Fanfaron car il ne s’adresse pas uniquement aux femmes mûres issues de la classe bourgeoise, mais à toutes les femmes qui suivent la mode et qui ont envie d’élégance.

Comment porter le carré de soie?

Si la façon classique de porter le foulard – plié dans la diagonale, noué à l’avant avec la pointe sur le dos ou roulé autour du cou – reste de mise, il y a mille et une autres manières de mettre en valeur son carré.

Façon Cow Girl

Pour une touche cow girl contemporaine, on inverse tout simplement le foulard, pointe sur le buste et noué dans la nuque ou pans croisés. Cette façon rock’n’roll de porter son écharpe s’accommode à tous les styles. Le triangle positionné sur l’avant du corps protège aussi la gorge et la poitrine en cas de petite fraîcheur ou de coup de vent. Une option à la fois tendance et utile !

Comme une hôtesse

Lorsque les vêtements laissent le port de tête bien dégagé, le carré en soie peut être porté à la manière des hôtesses, c’est-à-dire roulé, serré autour du cou et délicatement noué sur le côté. C’est la solution idéale pour un style rétro. Le foulard ainsi positionné se marie parfaitement avec une jupe mi-longue, par exemple, ou avec un pantalon de tailleur.

Comment détourner son carré ?

Il n’est pas interdit d’innover et de détourner cet accessoire de son usage initial. Recouvrant la chevelure, le foulard complète merveilleusement un look bohème chic d’inspiration ethnique. En le roulant et en le posant sur le front façon bandeau ou sur la tête en mode headband, on le transforme en un accessoire de coiffure. On peut, en outre, le substituer à un chouchou pour attacher une queue de cheval ou une tresse.
Afin d’intégrer son foulard à un style moderne, on le noue autour de la taille telle une ceinture. Et parce que son prix vaut celui d’un bijou, pourquoi ne pas le nouer autour du poignet comme un bracelet ?

Pour conclure, disons que, certes un carré de qualité représente un investissement certain. Toutefois, le carré n’est pas seulement un foulard. C’est un objet à plusieurs facettes qui trouvera aisément sa place dans n’importe quel dressing.

Par Nessa Kobé,
(mai 2019)